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Santé – Aérer, un geste aux multiples bénéfices

Femme qui respire l'air extérieur depuis la fenêtre d'un appartement

🌬️ Pourquoi aérer ? Une nécessité souvent sous-estimée

Pendant les mois froids, on pense moins à ouvrir ses fenêtres. C’est pourtant là que ce geste est le plus important.

En effet, nos activités ont un impact direct sur la qualité de l’air qu’on respire : mauvaises odeurs, production de CO2, humidité dans l’air, composés organiques volatiles (COV) et autres polluants.

Un manque d’aération peut également engendrer des problèmes d’humidité, ce qui favorise le développement d’acariens ou de moisissures, avec des conséquences sur la santé (problèmes respiratoires, allergies, maux de tête…) ainsi que sur l’état du bien et sa valeur.

Aérer est donc un geste essentiel pour la santé et son bien-être, qui permet d’évacuer vers l’extérieur tous ces polluants et de renouveler l’air de son logement.

Bien aérer permet d’éviter des problèmes de santé

👌🏼 Aérer son logement, c’est bénéfique… Quand c’est bien fait !

Illustration d'une personne lisant un manuel

De manière générale, pour avoir une aération efficace, il suffit :

  • d’ouvrir toutes les fenêtres en grand pour créer un courant d’air
  • trois à cinq minutes, deux à trois fois par jour, tous les jours
  • idéalement le matin au réveil et le soir avant de se coucher
  • également après une activité qui augmente la quantité d’humidité dans l’air (douche, cuisine, thé…)

De cette manière, vous apportez de l’air frais et sain, sans laisser le temps que le logement se refroidisse, minimisant ainsi les pertes énergétiques.

⚠️ S’il est important qu’il y ai un courant pour que l’air circule bien, il faut faire attention à ce que les portes et les fenêtres ne claquent pas pour éviter tout risque de bris de verre.

En revanche, ce qu’il ne faut pas faire, en particulier en période de froid :

  • ne pas aérer assez régulièrement : cela fait grimper le taux d’humidité dans le logement et entraîne l’apparition de condensation et de moisissures.
  • laisser la fenêtre ou l’oscillo-battant ouverts pendant plusieurs heures : cela refroidit les murs autour, augmente significativement les risques de condensation sur ces zones froides (milieu idéal pour le développement des moisissures) et engendre de forte pertes énergétiques avec un surcoût de chauffage.
  • couper le chauffage sur une longue période : cela refroidit tous les murs qui risquent de rencontrer des problèmes de condensation et de développement de moisissures à votre retour.

💡 Il est recommandé de laisser cinq à dix centimètres d’espace entre ses meubles et les murs qui donnent sur l’extérieur. Ainsi, l’air peut circuler librement le long des murs pour les réchauffer et les ventiler, ce qui permet d’éviter les problèmes d’humidité.

💦 Humidité : comment la repérer ?

Illustration d'une personne qui arrose ses plantes

D’abord, il est intéressant de relever qu’on ne rencontre pas de problème d’humidité dans un logement vide. La raison est simple, c’est notre présence et nos activités qui en génèrent :

  • transpiration des occupants
  • bains et douches qui parfois s’éternisent, avec de l’eau bien chaude
  • cuisine, bouilloire
  • arrosage de plantes, aquarium

Partant de ce constat, il est donc important d’aérer en fonction de la quantité d’humidité produite, afin de maintenir un taux d’humidité idéal entre 40 % et 60 %. En dessous, l’air est trop sec, et au-dessus le risque de problèmes augmente.

Lorsque vous constatez de la buée sur les vitres, ou que les murs sont moites au toucher, il s’agit de signes visibles qu’il y a trop d’humidité dans la pièce.

Avant d’en arriver à ce stade, il est possible de contrôler facilement le taux d’humidité avec un hygromètre. Les stations-météo numériques proposent souvent cette fonction.

💡 Contrairement à ce que l’on pourrait penser, aérer quand il pleut ou s’il fait froid n’est pas un problème.

🚨 Quand l’humidité est-elle un problème dans un logement ?

L’humidité n’est pas un problème en soi, dans la mesure où l’appartement est bien ventilé.

Illustration de personnes buvant un café autour d'une table

Un exemple parlant est celui des miroirs dans la salle de bain qui se couvrent de buée. L’excès d’humidité dans l’air va condenser en premier sur les zones les plus froides, comme la surface d’un miroir.

Quelques minutes après la douche ou le bain, en aérant, on constate que la buée part naturellement. La ventilation a permis de réduire suffisamment la quantité d’humidité dans l’air.

En revanche, l’humidité devient un problème lorsque son taux dans l’air est trop élevé et que les pièces ne sont pas ventilées en suffisance. La condensation persistante créer un terrain favorable au développement de micro-organismes comme les moisissures.

💡 Si le taux d’humidité ne descend pas assez malgré le suivi des recommandations en matière d’aération, il est possible d’installer un déshumidificateur afin de retrouver un niveau correct.

♨️ Le chauffage a-t-il une incidence sur les problèmes d’humidités ?

C’est une question qu’on peut se poser, à juste titre : plus l’air est chaud, plus il est capable de contenir de l’humidité. C’est pour cette raison que la condensation apparaît en premier sur les surfaces les plus froides: l’air se refroidit à leur contact et atteint une saturation en humidité, le surplus se transforme alors en eau.

Il est donc important de maintenir le logement à une température d’au moins 19°C, en continu pendant la période froide. Cela permet aux murs donnant sur l’extérieur d’être suffisamment chauds pour ne pas rencontrer ce genre de problème, dans de bonnes conditions d’aération.

😱 Que faire en cas de moisissures malgré une bonne aération ?

Si des moisissures apparaissent malgré des habitudes d’aération régulières :

  • signalez-le rapidement à votre gérance ou propriétaire si vous êtes locataire
  • nettoyez les surfaces concernées avec des produits adaptés (attention aux peintures !)
  • contrôlez qu’il n’y a pas de meubles collés aux murs impactés

Comme les paramètres sont nombreux pour expliquer un taux d’humidité élevé, il est important d’écarter en premier lieu toute cause externe comme une infiltration d’eau.

Ensuite, il est intéressant de faire appel à une entreprise spécialisée pour installer une sonde hygro-thermique dans le logement. Celle-ci va prendre des mesures de la température et du niveau d’humidité dans l’air sur une quinzaine de jours. L’avantage est que cela permet de voir si les habitudes de ventilation sont suffisamment bonnes et constater la régulation du niveau d’humidité dans l’air.

Dans un logement équipé d’une ventilation mécanique, il est également judicieux de la faire contrôler pour s’assurer qu’elle offre bien les performances attendues.

Illustration de techniciens analysant un immeuble

💡 À retenir : pourquoi et comment aérer ?

  • Aérer apporte de l’air frais et sain, et évacue polluants et humidité
  • 3 à 5 minutes, 2 à 3 fois par jour en créant un léger courant d’air
  • Ventiler en particulier après une activité utilisant de l’eau chaude (douche, cuisine, thé…)
  • Chauffer en continu à 19°C minimum en laissant 5-10cm entre les murs et ses meubles

🔍 Vous avez des doutes sur un problème d’humidité chez vous ?

Chez MGM Fiduciaire SA, nous conseillons les propriétaires et locataires dans la gestion technique et sanitaire des logements.

Si votre immeuble est géré par nos soins, contactez-nous pour que nous vous apportions des recommandations et que nous puissions prendre des mesures si nécessaire.


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Crédit illustrations : vectorjuice / Freepik

Gérer soi-même la location de son appartement, local commercial ou immeuble locatif

🏠 Bon à savoir : 10 conseils pour louer son bien immobilier

Vous emménagez chez votre conjoint(e) et ne savez pas quoi faire de l’appartement que vous avez acheté ? Vous venez d’hériter d’un bien immobilier ? Vous avez eu l’opportunité d’investir dans la pierre ?

La location est une solution qui vous permet de préserver, entretenir et valoriser votre patrimoine immobilier, tout en générant un revenu régulier.

Mais peut-on tout gérer soi-même ? À quelles règles faut-il se soumettre ? Quels sont les pièges à éviter ?

Voici 10 points essentiels à savoir avant de mettre votre bien en location.


1. 📚 Bases légales

Ce n’est pas parce que le bien vous appartient que vous pouvez imposer vos règles.

En Suisse, le bail à loyer est encadré par :

  • les articles 253 à 273 du Code des obligations (CO)
  • l’Ordonnance sur le bail à loyer et le bail à ferme d’habitations et de locaux commerciaux (OBLF)
  • d’autres dispositions fédérales
  • dispositions cantonales (ex. Règles et usages locatifs du canton de Vaud)

Avant de proposer un bien à la location, il est essentiel d’avoir de bonnes connaissances de ces dispositions légales et de connaître vos droits et devoirs, notamment :

  • délivrer un logement en bon état (art. 256 CO)
  • garantir la jouissance paisible (art. 256a CO)
  • entretenir le bien (art. 256 CO)
  • respecter les délais et formes pour toute résiliation (art. 266 ss CO)

Pour le surplus, vous pouvez inclure des conditions générales ainsi qu’un éventuel règlement de maison dans vos contrats de bail.

Par ailleurs, il est également important de vous intéresser aux droits et devoirs des locataires.

⚠️ La méconnaissance du droit du bail peut amener à des erreurs ayant parfois de lourdes conséquences, d’où l’importance de partir sur de bonnes bases juridiques.


2. 📈 Mise en location

Avant toute chose, il faut évaluer le marché local et définir le montant du loyer, en tenant compte :

  • de l’emplacement et de l’état du bien
  • des prestations offertes et frais en lien avec le bien loué
  • du rendement permis (calcul du loyer selon rendement brut, net ou loyers comparatifs)
  • du type de location : meublé ou non, logement de vacance ou standard

💡 Certains facteurs peuvent influencer le montant du loyer (taux de vacance, proximité des commerces, écoles, transports…).

⚠️ Un loyer abusif peut être contesté, voire fixé judiciairement, parfois nettement plus bas que celui désiré. La prudence est donc de mise.


3. 📝 Type de bail

  • Durée indéterminée : la plus courante, avec résiliation possible selon les dispositions légales applicables
  • Durée déterminée : utilisée pour les locations temporaires ou dans certaines conditions spécifiques

Pour un logement, vous pouvez aussi opter pour un bail :

  • classique (loyer fixe)
  • échelonné (loyer qui augmente à date fixe)
  • indexé (lié à l’IPC)

4. 👤 Trouver les bons locataires

Un locataire idéal, c’est une personne qui choisit l’endroit pour ce qu’il est, qui en prend soin, qui paie son loyer dans les délais, qui respecte les conditions de location et qui vous informe aussitôt de l’apparition de tout problème affectant votre bien, entre autres.

Bien que rien ne puisse vous garantir à l’avance que toutes ces cases seront cochées, il est possible de trouver un bon candidat en étant attentif à :

  • sa solvabilité (attestation Office des poursuites, fiche de salaire)
  • sa situation personnelle et professionnelle
  • son attitude lors de la visite
  • votre ressenti et votre intuition

🔍 LPD : la nouvelle loi sur la protection des données définit de manière stricte et exhaustive les informations que vous pouvez demander aux candidats.


5. ✍️ Rédaction du contrat

Le contrat de bail, c’est ce qui vous lie avec les locataires pendant toute la durée de la location. Il doit être clair, complet, et les dispositions doivent être conformes à la loi.

Le contrat doit comporter des éléments essentiels :

  • la cession de l’usage
  • l’objet loué
  • le montant du loyer et des charges si non comprises (forfait ou acomptes)
  • la durée, les conditions de résiliation et de renouvellement
  • les spécificités du contrat (échelonné, indexé, meublé, logement de vacances…)
  • la garantie de loyer (maximum 3 mois du loyer net – art. 257e CO)

⚠️ Un contrat mal rédigé ou ambigu peut donner lieu à des conflits, en particulier quand les points de contestation désavantagent le locataire.


6. 📄 Utilisation de formules officielles

Image de formules officielles pour la notification du loyer initial à la conclusion d'un nouveau bail

Dans les cantons comme Vaud, Genève ou Neuchâtel, le bailleur doit utiliser un formulaire officiel agréé pour notifier le loyer initial.

Dans ces cas là, ce document doit être remis au locataire au maximum dans les 30 jours après la remise des clés, ou vous vous exposeriez à la nullité du loyer.

Il est aussi important de le remplir correctement, sous peine de nullité également.


7. 🧾 État des lieux d’entrée (et de sortie)

Un état des lieux détaillé, daté, signé et éventuellement accompagné de photos est indispensable pour:

  • dresser un inventaire exhaustif des marques et dégâts à l’entrée du locataire
  • éviter les litiges à la restitution
  • déterminer ce qui relève de l’usure normale ou des dégradations

⚠️ En cas d’absence d’état des lieux, les frais de remise en état peuvent rester à la charge du bailleur.


8. 🔧 Entretien courant et réparations

Tant le propriétaire que le locataire doivent entretenir le bien. Mais qui paie quoi ?

En général :

  • le locataire prend en charge les menus travaux d’entretien (ampoules, flexible de douche, filtre de hotte…)
  • le bailleur reste responsable des réparations majeures et de l’entretien structurel

🔍 Le bailleur doit réagir rapidement en cas de panne ou de dégât. En cas d’inaction, le locataire pourrait invoquer le défaut de la chose louée et prétendre à une indemnisation.


9. 📤 Résiliation du bail

La résiliation doit être formelle et conforme aux délais légaux, par exemple :

  • 3 mois minimum de préavis pour un bail d’habitation (ou plus si prévu dans le bail)
  • pour l’échéance contractuelle ou subsidiairement selon l’usage local
  • en recommandé avec formulaire cantonal officiel

S’il n’est pas toujours nécessaire de motiver la résiliation, le motif devra être communiqué en cas de contestation par le locataire.

Le droit prévoit une liste exhaustive des cas possible de résiliation, par exemple :

  • en cas de besoin propre et sérieux
  • pour manquement du locataire (ex. loyers impayés, manque de diligence…)

⚠️ Lorsque vous souhaitez mettre un terme à un contrat de durée indéterminée, le locataire a toujours la possibilité de contester la résiliation. S’il use de ce droit, il faudra alors motiver la résiliation sur la base d’un des cas permis par le Code des obligations.


10. 📊 Suivi administratif et comptable

C’est l’un des aspects les plus importants dans la gestion courante, puisqu’il suit les locataires pendant toute la durée du bail :

  • envoi des appels de loyers / charges
  • indexations et régularisations
  • rappels, mises en demeure, suivi des impayés
  • décomptes de charges (si acomptes perçus)

🧾 La comptabilité est essentielle pour une bonne gestion et avoir une vue d’ensemble de votre bien et de sa location. Elle facilite aussi la production de pièces pour votre déclaration fiscale.


⚖️ Gérer soi-même ? Oui… mais pas à n’importe quel prix !

Gérer en direct permet certes de faire quelques économies, à condition d’y consacrer du temps et de bien connaître ses obligations.

Mais un litige, un impayé, une mauvaise résiliation ou un loyer contesté… et les conséquences peuvent vite dépasser le montant des honoraires d’une gérance professionnelle.

C’est pourquoi chez MGM Fiduciaire SA, nous proposons aux propriétaires un service d’accompagnement dans toutes ces démarches et les aidons à faire de bons choix dans la gestion administrative, financière ou technique.

Un doute ? Besoin d’un conseil ?


🎓 Pourquoi faire appel à un professionnel pour gérer son bien immobilier ?

Face à la complexité juridique, à la rigueur comptable requise et à la charge administrative que représente la gestion d’un bien immobilier, de nombreux propriétaires choisissent de s’entourer de professionnels.

Confier la gestion à une gérance immobilière ou une société fiduciaire, c’est bénéficier de :

  • l’expertise juridique et technique
  • l’expérience des dossiers sensibles
  • un interlocuteur unique et compétent
  • une vision stratégique de la valorisation de votre patrimoine

MGM Fiduciaire SA, c’est une agence immobilière locale, à taille humaine, fondée en 1989 et notamment menée par un gérant d’immeubles et une comptable, tous deux brevetés avec une solide expérience.

💡 Si nous recommandons aux propriétaires privés de recourir aux services d’une agence comme la nôtre, c’est parce que nous constatons régulièrement des manquements dans les contrats qu’ils ont rédigés, et parfois des vices de forme qu’il n’est pas toujours possible de rattraper, et qui peuvent avoir de lourdes conséquences financières.

Par ailleurs, bénéficier d’un intermédiaire neutre et professionnel permet au propriétaire d’être moins impliqué émotionnellement dans une relation avec ses locataires et donc moins influencé dans ses choix.

Vous avez un ou plusieurs biens à louer? Parlons-en.
Nous pouvons vous faire une offre claire et sans engagement.


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Nouvelle formule officielle de notification de loyer lors de la conclusion d’un nouveau bail

Image de formules officielles pour la notification du loyer initial à la conclusion d'un nouveau bail

📌 Une mesure issue d’une volonté de transparence face aux abus

L’exigence d’une formule officielle lors de la conclusion d’un nouveau bail ne date pas d’hier. Elle a été introduite le 1er juillet 1990, à la suite de la révision du Code des obligations (CO) et de l’adoption de l’Ordonnance sur le bail à loyer et le bail à ferme d’habitations et de locaux commerciaux (OBLF) afin de combattre les loyers abusifs.

Son cadre légal se fonde d’abord sur l’article 270 CO:

1. Lorsque le locataire estime que le montant du loyer initial est abusif au sens des art. 269 et 269a, il peut le contester devant l’autorité de conciliation dans les 30 jours qui suivent la réception de la chose et en demander la diminution:

a. s’il a été contraint de conclure le bail par nécessité personnelle ou familiale ou en raison de la situation sur le marché local du logement et des locaux commerciaux; ou

b. si le bailleur a sensiblement augmenté le loyer initial pour la même chose par rapport au précédent loyer.

Son cadre légal est complété par l’article 19 OBLF, qui impose dans certaines conditions l’utilisation du formulaire officiel cantonal lors de la conclusion d’un nouveau bail.

Cette exigence s’applique principalement dans les cantons qui connaissent une pénurie de logements (p. ex. Vaud, Genève, Neuchâtel, Zurich, etc.) et où les autorités cantonales ont rendu le formulaire officiel obligatoire.

🧩 À quoi sert cette formule ?

Ce document est destiné à informer le locataire du montant du loyer demandé lors de la signature du bail, et notamment lui permettre :

  • de constater si le loyer a été modifié par rapport au locataire précédent;
  • de connaître les motifs de cette modification (travaux, adaptation au marché, etc.);
  • de voir clairement le montant des charges et s’il s’agit d’acomptes ou d’un forfait;
  • de l’informer de son droit de contestation.

Il s’agit d’un outil de transparence, qui doit permettre au locataire d’évaluer si le loyer est abusif et, le cas échéant, d’exercer son droit de contestation dans les 30 jours suivant la remise du logement.

🔎 Ce qui change dès le 1er octobre 2025

Afin d’accroître la transparence des baux à loyer, le Conseil fédéral a approuvé le 21 mars 2025 une modification de l’OBLF.

Cela entraîne une modification de la formule officielle qui entre en vigueur le 1er octobre 2025, introduisant deux mentions obligatoires supplémentaires :

  1. Le taux d’intérêt de référence utilisé pour fixer le loyer précédent
  2. L’indice suisse des prix à la consommation (IPC) sur lequel ce loyer antérieur s’appuyait

A cette date, il y a donc lieu d’utiliser la nouvelle version de la Notification de loyer lors de la conclusion d’un nouveau bail, conforme et agréée.

⚠️ Les risques en cas d’omission ou d’erreur

L’utilisation du formulaire officiel est une condition de validité de la fixation du loyer initial.

Une formule absente, incomplète, incorrecte ou remise tardivement peut avoir de lourdes conséquences pour le bailleur :

  • Le locataire pourrait contester le loyer initial au-delà du délai de 30 jours, la nullité pouvant être invoquée en tout temps, même après la fin du bail;
  • Le bailleur s’expose à une fixation judiciaire du loyer;
  • Le bailleur risque de devoir restituer au locataire la part de loyer indûment perçue jusqu’à 10 ans en arrière.

C’est notamment le cas si le formulaire est obsolète ou non agréé.


💬 Vous êtes bailleur et avez un doute sur un contrat de bail ?

👉 Contactez-nousnotre équipe se tient à votre disposition pour vous aider.


📄 Où trouver la version agréée de la formule officielle de notification de loyer?

Les formules officielles agréées sont généralement mises à disposition par les offices du logement, les chambres immobilières cantonales ou encore certaines associations professionnelles.

Si vous utilisez un logiciel de gestion immobilière, ceux-ci intègrent bien souvent une version imprimable de ce formulaire dûment agréé. Assurez-vous tout de même auprès du développeur que le document a bien été mis à jour et que la nouvelle version a bien été agréée au préalable.

L’office du logement de votre canton peut aussi mettre à votre disposition la liste des formules officielles agréées.

⚠️ IMPORTANT : pensez à toujours utiliser le formulaire officiel du canton dans lequel se trouve l’objet du bail!

En cas de création personnalisée d’un formulaire (par exemple, avec le logo de l’agence), une demande d’agrément formel doit être adressée à l’autorité cantonale compétente, qui vérifiera que le contenu correspond exactement à la version officielle, moyennant un émolument administratif. Sans cet agrément, le formulaire pourrait être considéré comme invalide.


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Gérance à taille humaine : le choix d’une relation privilégiée pour confier la gestion de son patrimoine

À l’occasion de la sortie du média Focus «Finance» de septembre 2025, notre directeur Sébastien Angot a défendu notre approche de la gérance immobilière fondée sur la proximité et l’écoute.

Sébastien Angot, comment définissez-vous aujourd’hui la notion de « gestion de patrimoine immobilier » et en quoi se distingue-t-elle de la simple gérance immobilière ?

La gérance immobilière, c’est la gestion courante d’un immeuble, d’un appartement ou d’une PPE : entretien, relations avec les locataires, suivi des loyers, charges… C’est un travail essentiel au quotidien.

La gestion de patrimoine immobilier va plus loin. Elle place le propriétaire et ses objectifs au centre, en construisant une vision à court, moyen et long terme.

Chaque situation est différente : un propriétaire d’un seul bien encore actif visera plutôt un rendement à la retraite, tandis qu’un investisseur avec plusieurs biens privilégiera une optimisation régulière du rendement, soutenue par des travaux planifiés.

Quels sont les principaux défis auxquels les propriétaires immobiliers sont confrontés lorsqu’il s’agit de valoriser leur patrimoine ?

Le premier défi est de maintenir la valeur du patrimoine avec de l’entretien courant et des travaux de rénovation réguliers.

Le second est d’accroître sa valeur : identifier le potentiel inexploité, anticiper les évolutions du marché et engager les bons travaux pour adapter le bien aux besoins de demain.

Quelles erreurs observez-vous principalement chez les propriétaires lorsqu’il s’agit d’assurer la pérennité de leur patrimoine immobilier ?

Le manque d’anticipation. Beaucoup de propriétaires gèrent leur bien au jour le jour, sans forcément prendre en compte leurs besoins futurs ou leur capacité d’investissement à long terme.

Par exemple, repousser des rénovations énergétiques peut coûter bien plus cher lorsqu’une nouvelle réglementation les rend soudain obligatoires.

Quel est selon vous l’avantage compétitif d’une structure à taille humaine comme MGM Fiduciaire SA ?

Notre petite taille est une grande force. Elle nous permet d’offrir aux propriétaires des interlocuteurs stables et dotés d’une vision globale du patrimoine.

Ainsi, le gérant technique connaît aussi les locataires et peut anticiper des besoins ou repérer des détails qu’une approche uniquement technique pourrait manquer. De même, notre comptable peut repérer plus facilement une incohérence dans une facture qu’un service séparé de la gérance.

En réunissant toutes nos compétences sous un même toit, nous favorisons une circulation fluide de l’information et une réactivité difficile à égaler. Cela nous permet de proposer des solutions adaptées à chaque propriétaire.

Quels processus mettez-vous en place pour adapter votre stratégie à chaque propriétaire ?

Chaque nouvelle collaboration commence par une phase d’écoute et d’analyse : connaissance du client, de son patrimoine et de ses attentes.

Ensuite, nous définissons ensemble une stratégie de valorisation, que nous réévaluons régulièrement en fonction de l’évolution du marché, de la législation et de la situation personnelle du propriétaire.

Pourquoi réévaluer une stratégie qui fonctionne ?

Parce que les modes de vie changent : la cuisine fermée a laissé place aux espaces ouverts, les grandes familles sont moins nombreuses, les énergies fossiles cèdent le pas au renouvelable.

Ces évolutions influencent le marché locatif et les projets de rénovation. Notre rôle est d’anticiper ces transformations grâce à une analyse fine de chaque bâtiment et des outils tels que le CECB+, qui identifie les priorités de rénovation. Cela permet d’accompagner nos clients dans leurs décisions et de sécuriser durablement leur patrimoine.


Vous vous posez des questions sur la gestion de votre patrimoine immobilier?